De l’eau sur la Lune

C’est ce lundi 26 octobre que la NASA a annoncé la présence d’eau sur la Lune. Une découverte importante au vue très prochaines missions qui devraient permettre à l’homme de se poser de nouveau dessus.

Et c’est L’Observatoire stratosphérique de l’astronomie infra-rouge (SOFIA), installé à bord d’un Boeing 747SP qui effectue des vols stratosphériques, qui confirme la présence de molécules d’eau (H2O) dans le cratère Clavius, situé sur la face visible de la Lune et visible depuis la Terre.

Crédit : Nasa
Crédit – NASA

Une fine analyse met en évidence une quantité d’environ 345 millilitres (une bouteille d’eau) par mètre cube à cet endroit de H2O. Une étude parue dans Nature fait état de « pièges froids », des microcratères qui retiennent de la glace d’eau à -160 degrés Celsius. Des « dizaines de milliards » de ces cratères sont présents sur la Lune soit un possible totale de 40.000 km2.

Depuis les années 1960, les scientifiques soupçonnent que l’eau gelée pourrait survivre dans des cratères froids et sombres aux pôles de la lune. Alors que les missions lunaires précédentes ont détecté des traces d’eau sur la lune, c’est maintenant confirmé, il y en a.

En 2009, des spectromètres d’imagerie à bord du vaisseau spatial indien Chandrayaan-1 ont enregistré des signatures cohérentes avec l’eau dans la lumière se reflétant sur la surface de la lune. Même ainsi, des limitations techniques signifiaient qu’il était impossible de savoir s’il s’agissait vraiment de molécules H2O (eau) ou hydroxyles (constituées d’un atome d’oxygène et d’un atome d’hydrogène) dans les minéraux.

Des questions demeurent cependant. L’une est la forme sous laquelle l’eau existe. Une possibilité est qu’elle soit dissoute dans le «verre» lunaire, créé lorsque les météorites ont frappé la surface de la lune. Alternativement, de minuscules cristaux de glace pourraient être répartis entre les grains de sol lunaire. Ce dernier serait beaucoup plus facile à extraire.

Une autre est la profondeur de cette source d’eau nouvellement confirmée. Si elle était limité aux quelques microns ou millimètres les plus élevés, alors sa signification pratique serait minime – même si cela soulèverait encore des questions scientifiques intéressantes sur la façon dont elle est arrivée là.

Le seul vrai moyen de le savoir est d’aller sur la lune et de commencer à forer. Ce n’est peut-être pas loin. La mission Artemis de la Nasa prévoit d’envoyer un astronaute masculin et féminin sur la Lune d’ici 2024. Des scientifiques britanniques développent également un foret robotique pour prélever des échantillons de sol lunaire à des profondeurs allant jusqu’à un mètre, dans le cadre d’une mission russe prévue pour 2025.

What is Artemis? | NASA

Beaucoup de gens pensent que la détection de cette eau est de la glace ,ce qui n’est pas vrai. Ce ne sont que les molécules d’eau – parce qu’elles sont tellement dispersées qu’elles n’interagissent pas les unes avec les autres pour former de la glace d’eau ou même de l’eau liquide.

Attendons alors de constater tout cela avec les missions ARTEMIS.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *