MARS 2020 MISSION

Lundi 8 février 2021 – Présentation

A 10 jours d’un atterrissage tant attendu, la mission mars 2020 met en ébullition la sphère astronomique. Les publications sur les réseaux sociaux sont de plus en plus rapprochées et des informations complémentaires sur les déroulements de la mission apparaissent.

Son principal objectif sera de rechercher des traces de vie passée dans le sol du cratère Jezero, une formation de quarante-cinq kilomètres de large jadis tapissée d’un lac et d’un delta de rivières. Et c’est au rover nommé Perseverance que revient cette tâche difficile.

Il se chargera de mettre les échantillons les plus prometteurs sous scellée en vue d’une future mission dirigée conjointement par la NASA et l’ESA visant à les ramener sur Terre au début des années 2030. Il s’agirait alors d’une première.

Pour le moment il faut déjà espérer que l’atterrissage du rover se passera bien. Les derniers instants qui séparent Perseverance de la surface de la planète rouge sont pétrifiants de complexité. 7 minutes de terreur pendant lesquelles la sonde spatiale, via un système d’atterrissage ultrasophistiqué, doit traverser l’atmosphère martienne et décélérer de 21 000 km/h à 2,5 km/h en parcourant ses 150 derniers kilomètres.

Atterrir sur Mars est une entreprise risquée. Seulement 40% des sondes envoyées vers la planète rouge (toutes agences spatiales confondues) sont arrivées à destination.

La rentrée atmosphérique, dont la précision doit être chirurgicale, est la phase la plus critique de la mission. La sonde doit toucher l’atmosphère martienne en un point et selon un angle rigoureusement calculés. Un angle trop obtus et l’appareil part en fumée. Un angle trop aigu et il rebondit sur l’atmosphère, direction les confins du système solaire.
A cela s’ajoute la très faible densité de l’atmosphère martienne, qui diminue l’effet de friction permettant à la sonde de ralentir et donc les marges de tolérance sur l’enchainement des actions.

Fondé sur le succès de la mission Mars Science Laboratory, l’atterrissage de Mars 2020 se décompose en 5 étapes distinctes et parfaitement orchestrées :

  • La phase d’approche
  • La rentrée atmosphérique pilotée 
  • La descente sous parachute
  • La descente propulsée 
  • La dépose par l’étage de descente, ou « Sky Crane »

10 minutes avant son entrée atmosphérique, la sonde spatiale se sépare de l’étage de croisière. 5 minutes plus tard, elle ajuste son angle d’attaque en larguant deux lests de 75 kg chacun. Entrée atmosphérique dans 5, 4, 3, 2, 1…

Ça y est, Mars 2020 vient de pénétrer l’atmosphère martienne. Elle entame alors sa phase d’entrée atmosphérique pilotée qui fait passer sa vitesse de 21 000 km/h à 1510 km/h. Tout au long de cette phase, la sonde adapte son angle d’attaque à l’aide de quatre propulseurs situés à l’arrière du bouclier thermique. Elle corrige ainsi les variations locales de densité de l’atmosphère qu’elle traverse et maintient sa trajectoire vers le point d’atterrissage visé.

Environ 80 secondes après son entrée dans l’atmosphère, la surface externe du bouclier thermique atteint son pic de température à 1 300°C.

is_mars2020-infograhie-edl.jpg
[INFOGRAPHIE] Mars 2020 – 7 minutes de terreur Crédits : CNES CNRS 2021

Une simulation de l’atterrissage est disponible: https://eyes.nasa.gov/apps/mars2020/#/home